Commissaire d'exposition _Images exposées

• Conception d’expositions d’art contemporain.

• Scénographie d'expositions.

• Montage d'expositions

 

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Dans cette catégorie :

High Hopes _Le lieu des hypothèses

Une exposition conçue et montée par Vincent Mesaros _juin et juillet 2014

_13 novembre 1974 _03h15 _112 Ocean Avenue, Amityville, Long Island, États-Unis. La maison de style colonial hollandais édifi ée en 1928 sur deux étages devient le théâtre d’un sextuple meurtre _Ronald Defoe Senior (43 ans), Louise Defeo(42 ans), Dawn Defeo (18 ans), Allison Defeo (13 ans), Marc Defeo (12 ans), John Matthew Defeo (9 ans)_ perpétré par Ronald DeFeo Junior (23 ans). Jay Anson s’empare de ce fait divers, et écrit The Amityville Horror - A True Story en 1977 que Stuart Rosenberg adaptera au cinéma deux ans plus tard. Cette histoire fait l’objet d’un véritable engouement générant pas moins de dix adaptations cinématographiques.

_High Hopes est le nom de cette maison située à Amityville. High Hopes est le nom de cette exposition. La demeure, qui incarne ces grands espoirs, devient ce lieu de passage, d’un état à un autre, de la vie à la mort, du réel à la fiction.
J’ai pris le parti de présenter des reproductions imprimées d’œuvres originales. L’image se déploie, par une mise en abîme, dans les multiples rapports de la représentation d’un objet à son image, et d’une image à son objet. Ce procédé renvoie au cinéma de Roman Polansky (cf. Le locataire), David Lynch, Michael
Haneke, à la peinture de René Magritte (cf. Reproduction interdite), Diego Vélasquez (cf. Les Ménines), Jan Van Eyck (cf. Les époux Arnolfi ni), au mouvement appropriationiste, aux mythes, ou encore aux utopies.
Les grands espoirs résonnent également aujourd’hui comme un impératif fort au regard de la ruine économique, sociale, écologique, qui nous guette.
High Hopes est ce lieu des hypothèses, sur lequel se fondent et s’effondrent des projections, des fictions intimes et incertaines aux couleurs d’espoirs déchus.

avec

Jean-Luc BLANC - Bianca CASADY - Nicolas DELPRAT - Vincent EPPLAY - Jacques FLORET - Laurent FRIQUET - Fabien GRANET - Thomas LEVY-LASNE - Filip MARKIEWICZ - Jonathan MARTIN - Vincent MESAROS - Gérald PANIGHI - Loïc RAGUENES - Emmanuel REGENT - RESPONSABLE France - Brigitte ZIEGER

Livres d’artistes et multiples présentés par le CNEAI= (Centre National Édition Art Image) et les éditions DAVIET-THERY.

Ricochet _exposition de dessins

Conception de l'exposition de dessins Ricochet avec Emmanuel Régent, sur invitation de la Galerie Jean Collet.

 

Caractéristiques

  • Vidéo:

On en parle ici

C'est bien parce qu'il n'y a aucun caractère d'exception que TOUT DOIT DISPARAITRE, ou quelques figures de l'abscons

En ces temps énoncés comme difficiles il serait bon d'en prendre un peu pour envisager les choses avec du recul, hors de tout ressassement, et se rendre à l'évidence de la vacuité environnante. Ainsi verrons-nous se profiler non quelques desseins, mais des figures dont on ne connaîtrait ni l'usage, ni le nom, ni la provenance.

Tout l'esprit qui est au monde est inutile à celui qui n'en a point
il n'a nulles vues, et il est incapable de profiter de celles d'autrui.
_Jean de La Bruyère Les caractères ou les mœurs de ce siècle - Chapitre XI - De l'homme

avec

Thierry Agnone Raphael Boccanfuso André Bourvil Alain Declercq Agnès Geoffray Dominique Ghesquiere Isabelle Giovacchini Chourouk Hriech Perrine Lacroix Maxime Loiseau Jonathan Mose Emmanuel Régent Franck Rezzak Jeanne Susplugas Joao Vilhena

_C'est bien parce qu'il n'y a aucun caractère d'exception que TOUT DOIT DISPARAITRE, ou quelques figures de l'abscons est le second volet d'un cycle d'expositions initié avec Bête et méchant. Il poursuit des interrogations propres à l'œuvre et à sa mise en exposition, dans un mouvement d'échanges réunissant des artistes autour d'une voix équivoque. S'il fallait expliciter le caractère ironique ou sibyllin des propos sous-tendus par ces deux expositions, il faudrait interroger la mise en relation de valeurs intrinsèques apparemment antinomiques : celle par exemple que l'on accorderait aux questionnements esthétiques en regard d'un contexte dit de crise ; celle que l'on concéderait à la visibilité d'une action artistique locale ambiguë, dans un environnement globalisant qui revendique sa transparence.
Ainsi à défaut de comprendre, tenterons-nous de voir, au travers ou au delà de contenus invisibles ou masqués, d'objets ou d'architectures fantômes, d'œuvres vouées à la disparition, de constellations, et d'autres corps ou temps suspendus.

Flash-back _Murals

_Conception de la scénographie et des tirages des affiches de l'exposition Flash-back, Murals, Etats-Unis, années 70 _ septembre-octobre 2014


Commissariat : Hervé-Armand Béchy et Catherine Viollet

Flash-back souhaite mettre en perspective la pratique du Street-art en regard de la puissance du phénomène muraliste lors de son émergence dans les années 1970 aux Etats-Unis. L’intention est d’en présenter les principaux ressorts à la fois sur le plan politique et social mais aussi pictural.

Au printemps 1976, Hervé-Armand Béchy, théoricien de l’art et spécialiste de l’art public, découvre les peintures murales aux Etats-Unis lors d’un séjour à New York. Il décide d’en faire le sujet de ses recherches. Commence alors une aventure qui débute à San Francisco et se poursuit dans les autres grandes métropoles du pays. Il collecte des dizaines d’images de peintures murales urbaines de cette époque.
Conçue avec sa collaboration, l’exposition réunit un ensemble de ces visuels pris à Chicago, New York, San Francisco et Los Angeles. Ces œuvres révèlent l’énergie créative d’une génération d’artistes portée par un enthousiasme généreux et par l’engagement politique et social qui est la marque de ces années-là. Cet activisme artistique redéfinit les relations de l’art avec la société.
L’appropriation par les peintres des supports muraux urbains exprime autant leur volonté d’établir un lien direct avec les habitants que de faire de l’art un puissant vecteur de communication sociale en prise directe avec l’actualité. Ce faisant, les œuvres constituent un excellent miroir de la société américaine de cette période.

© Photos Galerie municipale Jean-Collet

On en parle ici

burlesQue

Le burlesque ou encore l’absurde, l'humour, la figure de l’idiotie... sont autant de regards décalés sur le monde et ses apparences, et de moyens de l’appréhender comme une aire de jeux pour en expérimenter et repousser les limites. Car à bien y réfléchir, en paraphrasant Albert Camus, il s’agit sûrement d’investir un espace de liberté où dominent raison et lucidité. Au-delà de sa dimension comique et divertissante, le burlesque est un art de la résistance. Il nous engage à contresens des chemins balisés, quitte à nous confronter à l’incompréhension, source de questionnements utiles pour ne pas dire vitales sur ce qui fait le monde aujourd'hui et notre façon de l'habiter. _v.m.

« L’absurde c’est la raison lucide qui constate ses limites »
_Albert CAMUS, Le Mythe de Sisyphe.

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Pierre Ryngaert


Le MAC VAL, la galerie JEAN COLLET, et LE SUB s'associent et créent l'évènement BURLESQUE
le samedi 19 mars dès 16h00.


Cette journée festive s'ouvrira sur un cycle de 4 performances qui se dérouleront dans l'enceinte du Musée d'art contemporain du Val de Marne. Vous serez ensuite conduits par une performance en cortège jusqu'au vernissage de l'exposition de la galerie Jean Collet. La soirée se poursuivra en musique avec un concert décalé au Sub.


______16:00_PERFORMANCES

► Léa le Bricomte _ Bio-diversion
L'artiste réalisera une conférence/performance bien huilée, une action télépathique avec les ourang-outangs de Bornéo, où il sera question de la destruction des forêts primaires à des fins mercantiles. L'action se terminera par un slow reluisant, une danse zéro déforestation.

► Responsable France _ une retrospective respective
Responsable France, un collectif d'artistes anonyme qui souhaite le rester, donnera l'occasion d'entendre l'intégralité des textes non-écrits par l’Organisation entre 2012 et 2015.
Ces textes seront lus et/ou diffusés dans un dispositif d’écoute permettant de garder notre anonymat sauf.

► Charles Robinson _Benshi
Charles Robinson, écrivain, occupera le rôle du benshi, qui lors de l'apparition du cinéma au Japon interprétait en direct la bande son des films américains. Lors de cette projection a cappella, il sera question de la victoire des mâles sur les blondes américaines, de cooking et de manucure, d'escapades sauvages et de buildings en verre.

► Pierre Ryngaert _Vertigologie ambulatoire
Pierre Ryngaert est spécialiste. C'est donc en spécialiste qu'il s'exprimera dans les collections du MacVal.


______17:30_LE DAIS

Le Dais est une performance de Patrick Van Caeckenbergh, réalisée en 2001 lors d’une procession dans le village de St Cornelis. Elle sera réactivée en ouverture du vernissage de l’exposition « bOurlesque » à la Galerie Jean-Collet, et se déroulera entre le parvis du Mac/Val et la galerie municipale.


______18:00_EXPOSITION

Vernissage de l'exposition « bOurlesque »
► galerie Jean Collet.

Avec les oeuvres de Michel Blazy, Anna et Bernhard Blume, Rémi Boinot, Raphaël Chipault et Gilles Gerbaud, Erik Dietman, Anthony Duchêne, Richard Fauguet, Patrice Ferrasse, Jérémy Laffon, Loriot & Mélia, Saverio Lucariello, Philippe Mayaux, François Mezzapelle, Francis Montillaud, Valérie Mréjen, Simon Nicaise, Bernard Quesniaux, Alexandra Sá, Peter Saul, Patrick Van Caeckenbergh

Catherine Viollet et Jacques Py, commissaires de l'exposition


______20:00_CONCERT

► INFECTICIDE
"Formé sur un coup de tête lors d’une partie de Scrabble, le trio Infecticide est l'une des meilleures incarnations hexagonales de l’absurde en musique. Entre sonorités post punk, synth wave lofi et 8 bits, le groupe est un mélange improbable de Front 242 et de l’exubérance festive des Beastie Boys revue à la sauce dada. Si on y ajoute un art tout personnel du cosplay, on obtient une formation aussi abusée que désabusée, qui ne pouvait que séduire le label Da!Heard it Records »

► DJ set
Le concert sera suivi d'un Dj set de Sylvie Astii (label Dokidoki) et Paul Tournante, dans un esprit festif aux sonorités incongrues et fantaisistes.

Une programmation de Nicolas Primet et Vincent Mesaros

On en parle ici

Bête et méchant

Carte Blanche offerte par Catherine Baÿ, artiste et directrice artistique de la galerie The window _Mars 2012

Une exposition de dessins qui évoque par sa forme la chose représentée.

" Je suis pour la gratuité. Je suis pour le geste libre. Je suis pour le droit à l’erreur. Je suis pour le partage, pour l’échange, le don. Je suis pour la différence, pour la cohabitation. Je suis pour le faire. Je suis pour construire, pour détruire, pour bâtir, pour défaire. Je suis pour être, pour exister, faire exister, pour disparaitre. Je suis pour la mort. Je suis pour la vie. Je suis affamé, assoiffé. Je suis amoureux, je suis haineux. Je suis révolté, enragé, insultant, provoquant. Je suis volontaire, je suis insoumis, exploité, assujetti. Je suis fou joyeux, imbécile heureux. Je suis drôle, je suis triste, ironique, cyclothymique. Je suis multiple, paradoxal. Je suis hors norme. Je suis névrosé, animal, humain, bestial. Je suis sexué, asexué, trans-genre, inhumain, mutant. Je suis "

Avec

Thierry Agnone - Lætitia Benat - Hippolyte Hentgen - Chourouk Hriech - Anne Kawala - Vincent Mesaros - Gérald Panighi - Sandrine Pelletier - Eric Pougeau - Emmanuel Régent - Franck Rezzak - Karine Rougier - Jeanne Susplugas - Julien Tiberi - João Vilhena

"Comme tout événement, une exposition est un acte politique. Non seulement pour la relation entendue qui s’établit de fait entre artistes, visiteurs, organisateurs, oeuvres..., mais aussi et avant tout comme geste. Loin de toute prétention curatoriale, il s’agit bien plutôt d’agir, en toute conscience, en tant qu’artiste.
En regard d’une situation générale, c’est le contexte qui crée l’évènement.
La rencontre, avec Samantha Barroero (directrice de la Fondation Brownstone, commissaire, et chargée de projets artistiques) et, sous son impulsion, l’invitation, de Catherine Baÿ (Directrice artistique de The Window), m’ont conduit tout naturellement à prolonger ce mouvement. 16 artistes font alors acte, et donnent véritablement vie à un projet aux allures de manifeste. En soi, si le ton semble donné, il serait bien naïf quoique légitime, de prendre position (les politiques en ont la mission), de revendiquer (la démocratie s’en charge), de critiquer (il y a suffisamment de journalistes), de théoriser (les penseurs le font très bien), ou tout simplement d’offrir un regard sur le monde (les médias en ont bien plus le pouvoir)... Il n’y a ici de bête et méchant que le titre, adressé dans le vide, de manifeste que l’idée, et de politique que le mouvement, celui qui tend vers le plaisir et le partage. Bête et méchant évoque par sa forme la chose représentée. Une exposition de plus en somme, à ceci près qu’elle se joue de la monstration. Et si par inadvertance elle possédait quelques aspects de la monstruosité, qu’on nous le pardonne. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite."


Vincent Mesaros